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Accueil du site > Vie locale > 33. Coups de coeur des lecteurs

33. Coups de coeur des lecteurs

Arbre biblio

Les bénévoles de la bibliothèque de Mercuer vous font part de leurs récentes lectures...

À consommer sans modération !



Samedi 18 novembre 2017.

Dominique a lu :

Asli Erdogan
«  Le silence même n’est plus à toi  » par Asli ERDOGAN.

Dans l’un de ses derniers livres parus en France, Aslı Erdoğan évoquait déjà ce lieu effrayant entre tous, le “Bâtiment de pierre” – autrement dit la prison de Bakırköy à Istanbul. Or voici qu’en août 2016, à la suite de la tentative de coup d’État de juillet, la romancière turque est arrêtée et s’y trouve incarcérée. Son délit : avoir écrit dans un journal pro-kurde (Özgür Gündem) pour clamer son indignation et dénoncer toutes les atteintes à la liberté d’opinion. Depuis lors, la situation en Turquie s’aggrave et Aslı Erdoğan – entre autres intellectuels, journalistes et universitaires – encourt une condamnation aussi infondée qu’inacceptable.

Ce volume rassemble quelques-unes des chroniques qui lui ont valu cette accusation. Le lecteur y retrouvera l’exigence poétique d’Aslı Erdoğan, son amour de la liberté, sa lucidité et la beauté de sa langue.

Que ce livre puisse briser l’étau du silence : tel est désormais le voeu de ses éditeurs, en France et à l’étranger, partout où son oeuvre a droit de cité.


Samedi 18 novembre 2017.

Dominique a lu :

J ai vu une fleur sauvage
«  J’ai vu une fleur sauvage  » par Hubert REEVES.

« Le but de ces pages est de faire connaître un des domaines les plus admirables de la nature : celui des fleurs sauvages dans nos campagnes. Des splendeurs à portée de chacun, mais que l’on peut piétiner toute sa vie sans jamais se pencher pour les admirer. On passe ainsi à côté de joies, à coup sûr renouvelables chaque année. Ce plaisir intense exige un apprentissage : savoir reconnaître ces fleurs demande un peu de patience mais se révèle gratifiant au possible, tant est grande la diversité des fleurs sauvages et leurs variations selon les moments de leur vie - et de la nôtre. Pour faciliter cette initiation, j’ai souhaité livrer mon rapport personnel à chacune de ces fleurs. » H. R. Chaque fleur est illustrée par de superbes photos couleur de Patricia Aubertin, prises dans la campagne de Malicorne.


Samedi 18 novembre 2017.

Dominique a lu :

Fred Vargas
«  Quand sort la recluse  » par Fred VARGAS.

Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence. - Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle. - Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ? - Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés. - Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse ?


Samedi 18 novembre 2017.

Dominique a lu :

baba
«  Baba Segi, ses épouses, leurs secrets  » par Lola SHONEYIN.

La jeune Bolanle, malgré les études qu’elle a menées brillamment et qui pourraient lui assurer un avenir différent, devient la quatrième femme de Baba Segi, de vingt ans son aîné. Son existence se complique quand il s’avère qu’elle ne tombe décidément pas enceinte. Est-elle stérile ? Les trois autres épouses, toutes mères, en sont convaincues et ne manquent pas de l’accabler de leurs moqueries, et Baba Segi s’impatiente...


Samedi 18 novembre 2017.

Dominique a lu :

la trilogie ecossaise
«  La trilogie écossaise  » par Peter MAY.

Couvrez-vous bien, le vent fouette le visage et il pleut souvent sur l’île de Lewis, au large de l’Ecosse. Mais que c’est beau ! Le séjour ne sera pas de tout repos mais les trois romans de cette trilogie bien ficelée se lisent d’une traite, avec un plaisir infini. Le lecteur découvre les traditions, le poids de la religion, des pans d’histoire méconnus et douloureux de l’île de Lewis, des vies rudes aux lourds secrets. L’odeur de la tourbe pour chauffer les maisons vient vous chatouiller le nez...

Contraint par sa hiérarchie, l’inspecteur Fin McLeodest revient sur son île natale pour les besoins d’une enquête alors qu’il vient de perdre son petit garçon de manière tragique. C’est un homme particulièrement attachant, cabossé par la vie et chaque enquête permet de lever le voile sur son propre passé, assez sombre. On suit de nombreux personnages dans l’entourage de l’inspecteur, sans caricatures, l’écriture de Peter May est fluide, elle tient le lecteur en haleine jusqu’au bout.


Samedi 18 novembre 2017.

Dominique a lu :

l amie prodigieuse
«  L’amie Prodigieuse  » par Elena FERRANTE.

« Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile. »

Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition.

Formidable voyage dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.


Samedi 18 novembre 2017.

Dominique a lu :

joel dickers
«  Le livre des Baltimore  » par Joël DICKER.

Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman. Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?


Lundi 5 décembre 2016.

Régine a lu :

Continuer 4276
«  Continuer  » par Laurent MAUVIGNIER.

Regard croisé d’un fils sur sa mère et inversement.

Une aventure humaine à cheval dans un décor époustouflant de torrents et montagnes kirghizes.

Tout au long des 240 pages du livre de Laurent Mauvignier, on ne lâche pas la bride du cheval ni celles des relations humaines où l’on croise aussi nos doutes, nos peurs et surtout, ce mouvement nécessaire à la vie de remise en selle pour « continuer ».


Samedi 9 avril 2016.

Régine a lu :

Le liseur
«  Le liseur du 6H27  » par Jean -Paul DIDIERLAURENT.

Ce livre est à la bibliothèque depuis plus d’un an, mais n’attendez pas pour l’emprunter car il ne reste pas souvent sur son étagère. Ne le lisez pas d’une traite, faites durer le plaisir.

Cet auteur a l’art de « ….faire paraître les couleurs plus vives, les choses moins graves, l’hiver moins rude, l’insupportable plus supportable, le beau plus beau, le laid moins laid, bref, de rendre l’existence plus belle » c’est ainsi que s’exprime Guylain Vignolles ou Vilain Guignol comme il vous plaira qui, en « …trente-six ans d’existence avait fini par se faire oublier, devenir invisible, …se fondre dans le paysage jusqu’à se renier soi-même pour rester un ailleurs jamais visité ….. ».

A déguster dehors à l’ombre ou au soleil dans l’herbe ou sur une chaise longue et s’il pleut, attention, il risque de vous faire oublier de vous mettre à l’abri…

Bonne lecture


Mardi 22 mars 2016.

Jean a lu :

las passants de Lisbonne
«  Les passants de Lisbonne  » par Philippe BESSON.

Hélène a vu en direct à la télévision les images d’un tremblement de terre dévastateur à San Francisco ; son mari séjournait là-bas, à ce moment précis. Mathieu, quant à lui, a trouvé un jour dans un appartement vide une lettre de rupture. Ces deux-là, qui ne se connaissent pas, vont se rencontrer par hasard à Lisbonne. Et se parler. On est frappé d’emblée par cette rencontre entre deux êtres en souffrance, qui ne se connaissent pas. Hélène et Mathieu sont des naufragés de la vie. Le chagrin qui les consume à petit feu paraît inapaisable. Au terme de cette première rencontre, la passerelle qui maintenant relie leur radeau respectif n’est pas, loin s’en faut, une planche de salut mais leur apporte néanmoins un peu de baume au cœur : à être ensemble, le feu qu’ils croyaient éteint renaît

Et bien sûr, il y a un troisième personnage : Lisbonne, ville mélancolique, ou nos deux personnages sont en rade, sa moiteur, la chaleur de l’été : si vous n’êtes jamais allé à Lisbonne, en fermant le livre vous aurez l’impression d’en revenir.

L’écriture de Philippe Besson est belle, les mots sont choisis avec précision, presque lapidaire parfois, bruts de décoffrage, car ne sombrant pas dans le pathos. C’est un formidable roman sur le deuil, à l’écriture ciselée parvenant à mettre en mots les sentiments et expériences humaines : amour, tristesse, souffrance, doute, abandon… J’aime cette sensibilité si particulière de l’écrivain, tout en pudeur, qui me donne l’impression souvent de ne s’adresser qu’à moi, ses mots me touchent. Un roman magnifique et bouleversant.


Mercredi 2 mars 2016.

Jean a lu :

Au revoir la haut
«  Au revoir là-haut  » par Pierre Lemaitre.

Prix Goncourt 2013

"Le pays tout entier était saisi d’une fureur commémorative en faveur des morts, proportionnelle à sa répulsion vis-à-vis des survivants." (*)

Dès la première scène, Pierre Lemaitre nous met dans un rythme effréné qui perdurera tout au long du roman ; cette scène raconte une bataille de trop, une véritable boucherie, le dernier jour de la guerre 14-18. Trois hommes en sortiront vivants : un lieutenant Edouard Péricourt et, quelques pas derrière lui, Albert et Edouard, un rêveur et un artiste. Et ensuite ? C’est le temps de la démobilisation, du retour à la vie civile qui, justement, intéresse Pierre Lemaitre ; le temps où la France, occupée à glorifier ses morts, oublie les survivants. De leur difficile réadaptation à la vie civile, de leur dégout pour une société qui les trouve bien encombrants avec leurs traumatismes, naitra l’envie de monter chacun dans leur classe sociale deux arnaques grotesques et brillantes, lancées comme un pied-de-nez au monde qui les entoure.

Nos trois survivants vont profiter de la fureur commémorative de l’après-guerre et du patriotisme très en vogue à cette époque. Dans la France cassée par la boucherie qu’a été cette Guerre, on s’occupe des cimetières et des monuments aux morts à la gloire des soldats tombés sous les balles ennemies... et il y a là matière à faire de l’argent et se venger de la répulsion du pays vis-à-vis des survivants souvent très salement amochés.

C’est un gros livre, qui se lit comme un polar, avec la même avidité et sans envisager de sauter une ligne ; une fois entamé je ne l’ai plus lâché, le rythme est soutenu et l’action palpitante avec le double-suspense des deux histoires parallèles qui se chevauchent et se mêlent. Le suspense est extrêmement tendu jusqu’au dénouement inattendu venant terminer ce roman en beauté.

Un roman superbe du début à la fin, inoubliable ! Les précédents romans de Pierre Lemaitre sont d’ailleurs des polars à redécouvrir. Avec « Au revoir la haut » il a reçu le prix Goncourt en 2013, à lire sans faute, même avec 3 ans de retard !

(*) Cette phrase est située au milieu du roman


Lundi 25 mai 2015.

Régine a lu :

FERNEY
«  Le règne du vivant  » par Alice FERNEY.

Le règne du vivant Alice Ferney raconte une partie de la vie de Wallace (un activiste écologique) au travers du récit d’un journaliste-photographe norvégien, David Admusen, qui .décide de l’accompagner pour filmer les campagnes de lutte et témoigner des massacres de la surpêche aux thons, requins, phoques et autres baleines.

Wallace dont la lucidité et la combativité sont pareillement développées a compris que malgré les moratoires, les interdictions, les créations de parcs naturels et autres zones protégées, la disparition des plus gros mammifères peuplant notre planète et le saccage de notre patrimoine naturel mondial sont à l’œuvre.

Le Règne du Vivant n’est pas un documentaire, ni un reportage, c’est bien un roman qui par la magie de la fiction nous restitue avec plus de clarté la réalité. .Alice Ferney avec son écriture délicate décrit la beauté puissante des géants des mers, pacifiques et curieux, la vivacité des thons fuselés qui parcourent des milliers de kilomètres, le regard étonné des phoques face à la violence sans émotion des hommes. Ils affrètent des embarcations suréquipées qui ne laisseront aucune chance aux animaux ; Baleines gestantes massacrées agonisantes dans une mer de sang, crânes fracassés de jeunes phoques, requins amputés de leurs nageoires et rejetés vivants à la mer, filets tuant toutes formes de vie marine… l’homme a acquis une telle technologie qu’il peut, désormais, effacer de la surface de la planète toute trace de vie et … il le fait.

Wallace, lui, fait de son corps et de son équipage un maigre mais efficace rempart. Ce roman passionnant présente une situation bien réelle et une époque : la nôtre, où la vie a moins de valeur que l’argent. .Dans la vraie vie, wallace s’appelle Paul Watson et après avoir co-fondé Greenpeace - (L’association Noé dans le roman) qu’il va quitter car trop conceptuelle et peu active - il va créer « Sea Sheperd » (Gaïa dans le roman) une organisation qui privilégie l’action directe et légale..

Ce roman nous met face à l’évidence. Les mers sont de larges zones de non-droits où l’absence de scrupules et de compassion triomphe pour enrichir quelques-uns, toujours les mêmes.

Un livre qui pousse à la réflexion et à l’action. On en sort bouleversés.



Lundi 4 mai 2015.

Régine a lu :

Meursault contre enquete
«  Meursault contre-enquête  » par Kamel DAOUD.

Kamel Daoud, journaliste-écrivain donne la parole à Haroun, un vieil homme qui promène sa solitude et sa colère dans les bars d’Oran.

Écriture très belle oscillant entre colère sourde et envolées pleines d’exaltation, vibrant hommage à Camus et aussi à la littérature universelle et la langue française.

Livre-miroir de « l’étranger » ; Meursault s’ennuie le dimanche ; Haroun frère de « l’Arabe » assassiné par Meursault s’ennuie le vendredi....

Kamel Daoud pose la question du meurtre , de la vengeance et surtout de l’identité ; les fantômes vivent parfois davantage que les vivants. Haroun, à fleur de peau veut renaître à la vie, trouver la paix.

Comme chez Camus, le soleil est omniprésent.

En empruntant à la bibliothèque de Mercuer « Meursault contre-enquête » et « l’Etranger », l’hommage à Camus sera total.

(Livre en bibliothèque.)



Lundi 20 avril 2015.

Christine a lu :

Lafon Joseph «  Joseph  » de Marie-Hélène LAFON.

Joseph est ouvrier agricole dans une ferme du Cantal, il n’est pas loin de la retraite, il a toujours travaillé dans la ferme des autres.

Joseph ne fait pas de bruit, il parle peu, mais il voit tout, il enregistre tout, il connait beaucoup de tous, il a une mémoire infaillible.

Et moi, je l’écoute tout au long de ces pages, assise à ses côtés, les coudes sur la table et tout comme lui le dos tourné à la télé (lui se tient droit, il est digne Joseph), me dire avec ses mots, ses expressions locales, son histoire singulière.

Singulière, en fait pas tant que ça, elle est l’histoire d’un monde rural et agricole, celui qui n’a pas changé depuis le 19ème siècle … celui d’hier….

« … avant d’aller se coucher, Joseph remettait le journal de la veille exactement dans ses plis et à sa place sur le meuble. Il montait le premier, entre neuf heures et demie et dix heures moins le quart ; il serait couché dans le lit, les yeux ouverts, il attendrait. Il se tiendrait dans son chaud, le lit restait toujours propre, un samedi sur deux la patronne lavait les draps …. »

J’ai beaucoup aimé ce roman, profond et émouvant, d’une superbe écriture, et Joseph je l’aurais écouté des heures.

(Livre en bibliothèque.)


histoire d une mouette «  Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler  » de Luis SEPULVEDA.

C’est un conte, c’est une fable pour petits et grands.

Il y a Zorbas, un chat « grand, noir et gros » il va faire une promesse et deviendra un vrai papa « poule », non « papa mouette ». Il y a, mais pas pour longtemps Kengah, la mouette aux plumes argentées, qui va venir s’échouer sur le balcon de Zorbas, engluée dans du mazout, cette peste noire. Mais Kengah va pondre un œuf, c’est Zorbas qui va le couver et ce sera Afortunada. Il y a le chat Jesaitout et son encyclopédie. Il y a Mathias, le chimpanzé grognon, c’est lui qui tient la caisse d’entrée et encore Colonello, Hannes II …

Et tous miaulent la langue des chats, mais aussi celle des oiseaux, ou encore celle des rats et exceptionnellement celle des humains.

Il y est question de pollution, de solidarité, de l’acceptation des différences, de compassion, de séparation, de tendresse …

Mais aussi de bateaux, d’Icare, de Léonard de Vinci et ses machines volantes, de poésie, de peinture et toujours de l’encyclopédie.

Tous vont venir à la rescousse d’Afortunada pour lui permettre de prendre son envol.

C’est beau, c’est drôle, c’est émouvant, c’est pour tous : petits et grands. Et quand on l’a fini, on le reprend juste parce-que c’est du bonheur.

(Livre en bibliothèque.)


philida «  Philida  » d’André Brink.

C’est au Cap, dans une grande propriété viticole, propriété des ascendants de l’auteur, juste avant l’émancipation des esclaves sud-africains par les anglais (le 1er décembre 1834).

C’est le combat pour la liberté d’une femme noire esclave : Philida.

Battue, violée, humiliée, vendue sur le marché aux esclaves avec ses 2 enfants, elle gardera sa dignité, elle est libre dans sa tête (ils peuvent bien souiller son corps, ils ne souilleront pas son âme).

André Brink donne la parole à ces propriétaires blancs, mais aussi et surtout à Philida pour nous conter avec ses mots, dans sa langue, sa révolte, son désir d’affranchissement et ce sont ces mots qui résonnent fort, ils sont poignants, révoltants, émouvants.

C’était en 1834, en 1865 le texte sur l’abolition de l’esclavage est proclamé par Abraham Lincoln ….

C’était il y a 1 siècle ½ et aujourd’hui ?

Aujourd’hui on estime à plus de 35 millions de personnes (surtout des femmes et enfants) réduites en esclavage (traite d’êtres humains, exploitation sexuelle et prostitution forcée, travail forcé, servitude pour dette ou mariage forcé ou arrangé…) et aussi 233 jeunes lycéennes du Nigéria enlevées par boko haram qui pourraient bien elles aussi être vendues sur le marché …

Alors pour moi l’histoire de Philida est aussi leur dramatique histoire.

(Livre en bibliothèque.)



Vendredi 13 février 2015.

Dominique a lu :

Et Nietzsche a pleure «  Et Nietzsche a pleuré  » par Irvin Yalom.

Professeur émérite de psychiatrie, Irvin Yalom est l’auteur de nombreux essais et fictions, où il mêle connaissances scientifiques et récits imaginaires avec une maestria admirable. Ses personnages ont existé, il les installe et les fait évoluer dans une histoire très crédible qui captive et transporte. Il nous présente une naissance de la psychanalyse dans un roman qui met en scène la belle et impétueuse Lou Salomé, le Dr Breuer, l’un des fondateurs de la psychanalyse ami du jeune Sigmund Freud et le philosophe Friedrich Nietzsche.

Le livre n’est pas réservé au lecteur averti, bien au contraire. Le tour de force de l’auteur réside en sa capacité à nous transmettre ses connaissances en toute simplicité.


Le probleme Spinoza «  Le problème Spinoza  » par Irvin Yalom.

Pendant la dernière guerre, lors des confiscations d’oeuvres d’art par les troupes nazies d’Hitler, le Reichsleiter Rosenberg chargé de ces pillages, confisque la bibliothèque de Spinoza conservée dans la maison de Rijnsburg. Parallèlement à une reconstitution des plus vraisemblables de la vie de Baruch Spinoza, Irvin Yalom tente de nous faire comprendre la fascination que Spinoza a exercée, trois siècles plus tard, sur l’idéologue nazi Rosenberg.

Dans la lignée de son bestseller Et Nietzsche a pleuré, ce roman d’Irvin Yalom, nous tient en haleine tout en nous proposant une introduction attractive à l’oeuvre du grand philosophe hollandais.



Mardi 3 février 2015.

Daniel a lu :

Malamud Bernard L homme De Kiev Livre 846663757 ML «  L’homme de Kiev  » par Bernard Malamud. Prix Pulitzer et National book award 1967. Rivages Poche. Editeur Payot. 10 €

Ce livre plonge dans les racines de l’antisémitisme dans la Russie de Nicolas II : un pauvre homme qui a soif d’une vie meilleure et qui écourte ses nuits par la lecture de Spinoza dont il essaie de comprenbdre le message de liberté, incarcéré parce que juif, accusé à tort du meurtre d’un enfant. Une fable morale et un éblouissant roman sur la condition humaine, véritable chef d’oeuvre qui n’est pas sans faire penser à Kafka.




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